L’apprentissage des adultes et le métier de formateur – Mission Formation Conseil

L’apprentissage des adultes et le métier de formateur

La formation des adultes en présentiel a énormément évolué ces 10 dernières années. Les raisons sont liées pour une grande part à l’énorme avancée des neurosciences qui a permis de comprendre beaucoup mieux le cerveau et la manière dont il fonctionne pour apprendre et mémoriser. Cela a influencé et révolutionné les méthodes d’apprentissage qui sont devenues de plus en plus interactives avec l’utilisation de méthodes pédagogiques variées.

C’est fini l’ère du power point en formation !

En effet, les recherches montrent que pour avoir une formation efficace qui permet de transférer des apprentissages en acquis réels sur les comportements, il faut plus que du Power point.

Former n’est pas enseigner…Former, c’est modifier des comportements.

Cela ne se fait pas par une assistance passive. Un expert dans un domaine peut faire de bons cours, mais ne sera pas forcément un bon formateur, car il ne saura pas comment faire adopter de nouveaux comportements à ses auditeurs ! C’est quelque chose que beaucoup de managers en entreprise n’ont pas encore bien compris. Faire donner des formations par des  personnes qui ne sont pas des formateurs professionnels peut résulter en un échec total.

Ce n’est pas de la formation ! Et ce n’est pas efficace.

Réduire les coûts de formation à tout prix a pour conséquence des formations de mauvaise qualité qui ne donnent aucun résultat et qui décrédibilisent le métier de formateur et le rôle de la formation. Être un formateur, c’est être un agent de changement, ce n’est pas juste donner une présentation en public, c’est bien plus que cela ! Pour garantir un résultat et un transfert réel des apprentissages, il y a beaucoup de choses qui doivent être prises en compte. Ce sont des éléments que nous appliquons et que nous donnons également dans nos formations.

La formation des adultes, ce n’est pas l’école !

Cela implique une attitude particulière du formateur et aussi de l’apprenant. Ce dernier est désormais responsable de son apprentissage. Il est actif dans le processus et va l’orienter en fonction de ses propres besoins professionnels ou personnels et non plus en accumulant un savoir théorique pas toujours (ou pas souvent) adaptable. C’est le rôle du formateur de l’accompagner et l’orienter. La motivation et l’implication des apprenants sont donc sollicitées ! Cela implique, bien entendu de la part du formateur, une approche qui favorise la prise de responsabilité de ses participants. Chaque apprenant est au final celui qui suit son chemin de progression et qui sait quelle est sa progression réelle. Les approches pédagogiques sont très différentes de l’approche scolaire et un terme a été créé pour cela : « andragogie », qui se différencie de la pédagogie, terme qui renvoie à l’enfant (pédos). La racine « andros », qui signifie masculin, donne cependant une coloration un peu machiste à « andragogie » puisque cela signifie « formation de l’homme ».

L’apprenant et ses défis.

Un participant à une formation est un être global avec deux grandes dimensions : son Être (ses émotions, sa motivation, …) et son Avoir. Il possède en effet un bagage, une expérience (différents savoirs). Le formateur devra donc tenir cela en compte dans son approche.

Le processus d’apprentissage va ainsi confronter l’apprenant dans cette globalité.

Pour apprendre, il faut d’abord en avoir envie ! Il faut être conscient que nous avons des incompétences, cela ne se fait pas tout seul. Le formateur devra confronter l’apprenant pour l’amener à prendre conscience des éléments à améliorer. Il passera par différents niveaux d’apprentissage. Pour cela, le formateur devra lui permettre d’évoluer dans une zone de progrès, il devra donc l’amener hors de sa zone de confort… Sans cela, rien n’est possible. Pour apprendre, l’apprenant devra mettre en œuvre ses outils mentaux : être attentif et le rester ! Lourd défi pour le formateur, car nombreux sont les participants qui s’endorment devant des présentations trop longues et sans interaction. Il devra comprendre, mémoriser, réfléchir, imaginer…Autant de choses que le formateur devra permettre par son approche méthodologique qui devra faire passer la formation par le corps, les émotions et le mental ! Le formateur devra donc permettre à chaque apprenant de prendre conscience de ses canaux d’apprentissage et d’utiliser dans son dispositif de formation, différentes approches pédagogiques qui favoriseront les perceptions et les évocations de chacun.

Un processus complet qui implique toute la personnalité des apprenants et du formateur.

On ne s’improvise pas formateur, c’est un vrai métier. On le devient par formation et apprentissage et beaucoup de pratique.